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mercredi 5 août 2009

Les femmes qui peignent sont-elles dangereuses ? (1) : Georgia O'Keeffe


Évidemment la question est une pure provocation en forme de parodie d'un beau livre de Laure Adler qu'il faudra prochainement regarder d'un peu plus près.

A l'époque où Georgia O'Keeffe, que l'on vient de découvrir, peignait, la question a du traverser l'esprit d'un bon nombre de ses interlocuteurs. Femme de caractère, passionnée, elle laisse une œuvre colorée, fascinante, presque abstraite à force de simplifier le trait pour n'imposer au visiteur de ses tableaux que des formes épurées, une impression esthétique globale ne s'encombrant pas du réalisme des détails et pourtant très travaillée. Aux avant-postes de la modernité, qui, cinquante ans plus tard, adoptera ce goût et reproduira ces tableaux à des millions d'exemplaires, l'esthétique de Georgia O'Keeffe est l'illustration parfaite de ce paradoxe parfait : la simplicité, en art comme ailleurs, est terriblement difficile à atteindre...

Un musée entier lui est dédié à Santa Fé, dans ce Nouveau Mexique où elle avait fini par se retirer, absorbée qu'elle y fut par la beauté, l'immensité et le dépouillement de ses paysages naturels.