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mardi 21 décembre 2010

Les femmes qui pensent sont-elles dangereuses ?


Après s'être demandé ici si les femmes qui peignent sont dangereuses, quid des femmes qui pensent ?

Le récent film d'Amenabar, Agora, parle enfin d'une des rares femmes de l'antiquité dont la renommée nous soit parvenue, Hypatie/Ὑπατία dite d'Alexandrie, où elle professait. Malheureusement, ses oeuvres ont toutes disparu dans l'incendie de la grande bibliothèque. Nous ne connaissons donc d'elle que ce qui fut rapporté par ses contemporains. Hypatie était une enseignante de grande renommée, férue de sciences exactes - notamment d'astronomie, de philosophie, de littérature et aussi, un peu, de magie...

Cette grande scientifique de l'antiquité tardive est surtout connue pour sa fin tragique, puisque la tradition rapporte qu'elle fut lapidée par ces chrétiens des premiers siècles, qui n'avaient de cesse d'imposer leur religion contre l’idolâtrie des temps anciens. Le fait qu'elle soit une femme n'a pas du non plus beaucoup arranger les choses, dans ces ères de fanatisme et de prosélytisme religieux le plus obscur et intolérant.

Hypatie dispose d'une rue à Athènes, tout près de la place Monastiraki, en contrebas de l'Acropole. In memoriam.