Blog perso pour se faire plaisir et communiquer avec les amis qui sont loin, et tous les autres : visites, impressions, découvertes...
Les humeurs quotidiennes ont été reléguées sur Facebook. J'ai dû désactiver les commentaires à cause des spams, désolé.


dimanche 19 décembre 2010

Trop généreux, décidément, cet hiver



Photographies prises aujourd'hui vers 11 h 30 : un grand tour en après-ski en guise d'apéro...

samedi 18 décembre 2010

Hiver


Après demain c'est l'hiver... et voici aujourd'hui le deuxième acompte de la saison. Bien payé, cette année !

Noël : le progrès technique à la portée de tous

"[le GPS]... recalcul de l'itinéraire..."

Comme on l'a déjà souligné ici, les cartoons du New Yorker sont souvent adorables, dans un style anodin très reconnaissable et dense.

dimanche 12 décembre 2010

samedi 11 décembre 2010

Plongée dans la caverne

La rue Sainte Catherine à Bordeaux un 24 décembre

Ouf ! Je le fais une fois par an, mais c'est de plus en plus pénible et de plus en plus bref : aller peu avant Noël dans le centre ville commerçant d'une grande ville. Oh bien sûr, pas pour acheter des cadeaux. Des cadeaux, ça s'achète toute l'année durant en prévision, au fil des pérégrinations, ou bien sur internet, où on ne fait pas la queue. Et puis j'ai horreur de faire la queue juste pour qu'on me prenne mon argent pour finir.

Non, on y va en ethnologue, juste pour observer ce que les congénères désirent, achètent, ou ce qu'on leur propose, c'est intéressant en soi. On peut aussi y aller en historien des sciences et des techniques pour mesurer ce que l'industrie est enfin en mesure de produire en masse. Mais il faut en sortir vite, car les reflets de la caverne, au sens de notre bon Platon, épuisent l' esprit.

Aujourd'hui j'en sors effaré, peut-être encore plus que d'habitude. Effaré de la vacuité de l'exercice et de son absurdité : comment donner du sens à ce foutoir consumériste devant lequel la raison reflue ?

Nous sommes tous membres de sociétés extrêmement sophistiquées et intelligentes : on ne peut pas faire comme si Baudrillard, Simondon, Lacan, Foucault, Levinas, Deleuze, Barthes,  n'avaient pas existé. Et pourtant, le sentiment est qu'aucune rationalité n'atteint au final le comportement humain malgré tous ses modèles explicatifs développés au cours du XX° siècle.

Mais peut être faut-il revenir à la première leçon de la philosophie : les idées, les choses et les comportements humains se meuvent dans des sphères différentes dont les relations entre elles restent obscures, chacune obéissant à sa logique propre.

J'ai souvent eu ce sentiment à l'écoute de conférenciers très brillants dont je connaissais par ailleurs l'incapacité à agir ou à se comporter moralement de manière acceptable avec leurs semblables. Voilà aussi pourquoi le premier de la classe n'est pas forcément celui qui peut gouverner les autres.

Voilà aussi peut-être pourquoi l'espèce humaine pille sans vergogne les ressources de la planète, à l'heure où se termine l'énième sommet pour la Terre, à Cancun cette fois, qui a délivré son lot de frustrations et de constats d'impuissance.

Lyon, fête des Lumières 2007

mercredi 8 décembre 2010

Instant neigeux



Belles photos de mon ami et collègue fismois de toujours, en mémoire du bel épisode neigeux qui ce jour en a ravi certains et empoisonné la vie à quelques milliers d'autres. Epoque chatouilleuse et effrontée, qui prétend commander aux éléments...




samedi 4 décembre 2010

Or lipide (suite)



Savez vous récolter les olives à la mode du Péloponnèse ? Et bien voila comment on fait.

Une belle expérience, qui ramène à l'essentiel : passer la journée au grand air à travailler physiquement en pleine végétation, vérifier en fin de journée le résultat concret de son travail pour s'en féliciter ou s'en désoler, se mettre au service des autres plus expérimentés et dont on peine à comprendre le langage et les codes en évitant de les gêner, autant que possible, s'inquiéter du temps qu'il va faire, anticiper sur la journée du lendemain... Et, au final, prime inouïe, déguster une huile tout fraîchement pressée, aux arômes complexes, fins et sans aucune amertume. Cadeau des Dieux.

mardi 30 novembre 2010

La coiffure des Cariatides


C'est encore de la Grèce dont il s'agit. Une semaine là-bas nourrit l'esprit pour longtemps...

Comme le blog l'avait annoncé ici et , la visite du musée de l'Acropole ouvert en 2009 est un événement en soi pour tout un ensemble de raisons : situation incroyable - 280 m en contrebas du Parthénon, construction et conception incroyables - entièrement sur pilotis pour ne pas altérer le champ de fouilles sur lequel il est construit, et richesse incroyable des collections. Mais tout est sur le site officiel.

A titre emblématique, considérons le document remis aux visiteurs :


Celui présente les vraies Cariatides - car celles qui sont sur l'Acropole sont des copies, il faut se faire une raison - mais vues... de dos. 

Bien vu, en effet. Voilà qui met en exergue la caractéristique principale du musée, basée sur une idée très simple et génialement interprétée dans le musée : les statues sont en trois dimensions. Donc on doit pouvoir en faire le tour, de toutes ! C'est à partir de cette idée que les collections sont présentées, dans des espaces lumineux, ouverts, vastes, comme limpides.



 


Et c'est là qu'on peut enfin voir la coiffure des Cariatides : magnifiquement ouvragée et conservée, telle que les religieux qui pouvaient les approcher la voyait. Dans l'antiquité Messieurs Dames, pas question de se présenter "en cheveux", comme on disait autrefois, c'est à dire cheveux déliés, du moins quand on avait quelque noblesse ou un rang à tenir. Et c'étaient des heures entières que l'on devait consacrer à sa coiffure, ou, du moins, des heures entières qu'on devait laisser à ses esclaves pour s'en occuper. Grandes Dames, vedettes de l'Acropole depuis toujours, les Cariatides sont de cette catégorie là, de celles qui ne pouvaient pas s'exposer publiquement sans être dignement coiffées.

photo prise au musée de Thessalonique en 2006

Voilà qui met aussi en lumière une autre caractéristique de l'esthétique grecque antique : même dans leur face invisible au public, les statues se devaient d'être parfaitement accomplies, impeccables.

On pourrait en décrire un symptôme : le symptôme des Cariatides, qui exigerait qu'un travail soit accompli parfaitement, même dans ses parties les moins visibles voire invisibles, sans rien laisser à l'état brut, entièrement ouvragé, comme si la perfection de la face visible dépendait aussi de la perfection de l'ensemble.

Ouf, nous sommes loin de la vie moderne, décidément.


dimanche 28 novembre 2010

Mémorables 5 mn 14 s***


Tout ce que j'adore en matière de spectacle urbain pour tous les publics. Il s'agit de la Mairie de Kharkov, deuxième ville d'Ukraine. Le spectacle a été donné cette année le 28 août, jour de l'indépendance nationale. 5 mn 14 secondes qui valent leur pesant de cacahouètes ! 

PS : oui, je sais, j'ai publié déjà sur le Facebook, mais tout le monde n'est pas sur Facebook, non ?

samedi 27 novembre 2010

L'Acropole/ἀκρόπολις


Avoir la grande chance de monter à l'Acropole d'Athènes (y en-a-t-il une autre ?) est une expérience exceptionnelle qu'il faut savoir goûter, pas après pas, marche après marche, instant après instant. Cette expérience permet d'embrasser d'un coup 25 siècles d'humanité. De se dire qu'à 8 heures du matin, même au siècle de Périclès, le site était quasiment désert, comme 2 500 ans après. De se dire aussi que les hordes de touristes, se hissant quelques heures après, degré après degré, jusqu'aux sanctuaires de l'ancienne religion ressemblent sans doute trait pour trait à cette foule bigarrée, bruyante, négligeante, venue de tous les coins du monde hellénique pour le voyage de leur vie : Héllènes de toutes les cités et de toutes les îles, Macédoniens, Crétois, Thraces, Illyriens, Métèques, Perses, Mèdes, esclaves affranchis ou accompagnant leurs maîtres... tous venus rendre leur culte à la puissante Athéna.

L'Acropole est désormais dotée de son musée propre, juste à ses pieds : réalisation exceptionnelle, elle aussi, qui avait même suscité la promesse d'un voyage tout spécial pour le visiter. Voilà qui est fait.