Blog perso pour se faire plaisir et communiquer avec les amis qui sont loin, et tous les autres : visites, impressions, découvertes...
Les humeurs quotidiennes ont été reléguées sur Facebook. J'ai dû désactiver les commentaires à cause des spams, désolé.


mardi 6 octobre 2009

Magritte, enfin




Ce n'est pas tous les jours qu'un musée majeur ouvre ses portes. Le blog s'était fait la promesse d'une visite à Bruxelles pour visiter le nouveau musée Magritte, ouvert en juin dernier. Voilà qui est fait, et bien fait.

Passons rapidement sur les quelques inconvénients : prendre son billet à l'avance pour un créneau horaire déterminé (sinon, gros risque de trouver le musée tout simplement fermé compte tenu de l'affluence), des salles toutes noires qui fatiguent l'oeil à la longue, d'autant que l'organe en question est fortement sollicité, comme on l'imagine.


Pour le reste, ce musée - pas trop grand - est fort bien fait : un parcours muséographique tout à fait transparent et bien organisé, beaucoup de toiles majeures, mais aussi des dessins, des textes, des lettres et toutes sortes de documents graphiques. Le tout ponctué par des citations de l'artiste assez bien choisies, reproduites sur les murs.

L'affinité esthétique et intellectuelle tout à fait particulière avec Magritte fait le reste. Sa rencontre, à tant de reprises au fil de la vie intellectuelle personnelle, fait que chacun de ses tableaux apparaît comme évident, limpide, parfaitement intelligible, malgré les loufoqueries et les paradoxes mis en scène.

Ne pas manquer le très éclairant film coproduit par Arte qui évoque la vie de Magritte, dans son étonnant mélange de folie et de conformité quotidienne et montre notamment ses propres mises en scènes filmées avec ses amis (d'où nombre de ses tableaux étaient issus), ses autoportraits avec grimaces (dont une imitation étonnifiante d'Hitler)

Et pour finir, une boutique où l'on trouve notamment des livres très accessibles financièrement. De surcroît, le Musée Magritte fait partie du même ensemble que le Musée royal des beaux arts, avec lequel il partage donc tous les autres services : café, brasserie, librairie... En somme, de quoi passer une bonne journée capable de nourrir esthétiquement toutes les suivantes pour assez longtemps.




vendredi 25 septembre 2009

Ordinateurs à modeler

Comme le blog en avait parlé à propos de Sony et Apple, c'est maintenant Samsung qui vise à créer l'événement autour de ses messages vidéo publicitaires. Profitons en et ne boudons rien : voici une petite animation tout à fait bien faite.


samedi 19 septembre 2009

Les femmes qui peignent sont-elles dangereuses (3) : Séraphine de Senlis


Un film récent vient de ressusciter Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis, femme de ménage et peintre. Avant ce film, une fiction de France Culture diffusée en décembre 2007 avait permis de découvrir cette personnalité hors norme, qui fait exploser à elle toute seule toutes les idées préconçues sur la nature de la création artistique.

Est-ce un hasard que cette émergence d'un personnage féminin longtemps oublié ? Et si l'apparition de Séraphine au grand jour était le symptôme d'une société qui révise enfin, fût-ce de manière souterraine, ses fondamentaux quant à la place qu'elle fait à chacun des deux sexes ?

On trouve des oeuvres de Séraphine Louis au Musée Maillol à Paris ainsi qu'au Musée d'art et d'archéologie de Senlis (en rénovation jusqu'au printemps 2010)


samedi 12 septembre 2009

Vous reprendrez bien un peu de baroque ?


Sans lien aucun à aucune actualité, je voulais depuis longtemps proposer un message sur la danse baroque. Le visiteur du blog connaît déjà l'appétence de son auteur pour la musique et l'opéra baroque, sans qu'il soit d'ailleurs capable d'expliquer d'où vient cette passion... sans doute la fréquentation de quelque cercles musicaux dans une vie antérieure.

Mais il est une passion plus grande encore et plus inexplicable encore : celle de la danse baroque. Hélas, ses représentations sont très rares encore pour qui n'a pas le temps de hanter les deux ou trois festivals d'été qui en proposent. Mais le temps viendra bien un jour... Voici en attendant quelques vidéos produites par la compagnie Ana Yépes.





mercredi 9 septembre 2009

Rubiks Road


Dans la veine des post-it fous ou des compositions en éléments jetables, voici une petite fantaisie virale à l'occasion des quarante années de l'album fétiche des Beatles.



jeudi 3 septembre 2009

Cycle utopies réelles (5) : la république des enfants de Benposta

Affiches du cirque des Muchachos,
émanation directe de la République des enfants de Benposta
(Afffiches disponibles parmi beaucoup d'autres
sur le site du centre de documentation et d'archives du cirque, Circusnet)

Ce jour de rentrée scolaire est l'occasion d'évoquer les utopies éducatives.

Les utopies éducatives bien réelles furent nombreuses : des missions jésuites du Paraguay au temps de la colonisation espagnole en Amérique du Sud - le blog en parlera bientôt - à toutes les expériences pédagogiques en vase clos et de tout poil du XX° siècle : Ecoles et lycées expérimentaux organisés selon les principes des pédagogues dits autogestionnaires, Libres enfants de Summerhill, Républiques des jeunes, Copainville...

On n'en parle plus beaucoup. Si les idées qui les sous-tendent sont toujours bien vivantes, elles ont eu du mal a pénétrer des sociétés basées sur de tout autres fondements. La plupart des expérimentations sont mortes ont été dénaturées sans jamais avoir été transposées à grande échelle. Il y a sans doute de bien claires raisons à cela.

C'est pourquoi la série proposée cette été sur France info par Emmanuel Davidenkoff est digne d'être remarquée, parce que fort rare, à une époque où l'on confond en permanence éduquer et instruire, et où on fait semblant de considérer qu'enseigner est d'abord un acte technique consistant à déposer dans les esprits une collection d'objets comme sur une table rase...

Triste époque qui ignore à ce point les ressorts fondamentaux des apprentissages sociaux et des interactions humaines.

La chronique du 8 août est spécialement intéressante et elle est reproduite ci-dessous. Il s'y agit de la république des enfants de Benposta en Galice, fondée en 1956 par un prêtre, Padre Silva, et qui mena l'utopie très loin. La République de Benposta n'a pas survécu à son fondateur, mais on trouve encore en Colombie un "Benposta" pour les enfants des rues.

On a envie d'opposer ces utopies généreuses, optimistes, confiantes, à une vision bien plus noire de la nature enfantine. Par exemple celle exprimée dans le célébrissime roman Lord of the flies/Sa Majesté des mouches, qui dépeint une collectivité d'enfants livrée à elle même et qui finit dans l'intolérance et la mort. Rappelons au passage que Sa Majesté des mouches se traduit par Belzebuth en hébreu. Marrant, non ?


Et si la nature enfantine n'était décidément pas si spontanément radieuse ? Et si elle tendait toujours d'abord à écraser l'autre, le maltraiter, le dominer ?

Alors le rôle de l'éducateur n'en est que plus important et l'éducation, loin d'être un acte technicien, devient l'école même de l'humanité et du droit humain, qui, loin d'être innés, devraient donc être considérés comme de très fragiles conquêtes toujours susceptibles d'être anéanties quand les circonstances s'y prêtent. Il s'agit par conséquent de les transmettre par un acte d'engagement qui ne se résume pas à un système de pratiques professionnelles, si parfaites soient-elles. C'est sans doute ce que nous révèlent ces utopies éducatives, pour maladroites et désuètes qu'elles puissent maintenant apparaitre.

France info 8 août 2009





Benposta


vendredi 28 août 2009

"Je crois entendre encore..." : en veux-tu ? En voilà !

Les deux messages musicaux du blog sur le fameux air de Nadir, extrait de l'opéra de Bizet Les Pêcheurs de Perles ont fait un buzz, comme on dit. Plusieurs milliers de consultations, auditions, téléchargements etc. des contenus proposés.


Le message du 28 mars 2008, qui inaugurait le cycle Perles musicales, présentait timidement quatre versions parmi les meilleures (mais sans celle de Nicolai Geddai, trouvée depuis, et qui arrive nettement en tête).

Et puis, à la faveur de quelques recherches sur l'internet, et puisqu'il y avait de l'intérêt, le message du 14 avril 2008 proposait rien moins que 11 versions audios supplémentaires, et 7 versions "fantaisie" par dessus le marché.


Entre temps, quelques internautes s'étant manifesté pour signaler tel ou tel contenu, le blog vous offre ce jour rien moins que 17 versions supplémentaires. Donc 4 + 11 + 7 + 17 = 39 versions disponibles déjà. Merci qui ?

Et encore en ai-je encore quelques unes sous le coude, mais non identifiées et donc non communicables.

Pas question de tout mettre à disposition dans ce message. Alors on pourra télécharger le pack complet zippé ici. Il pèse plus de 100 Mo quand même et contient 17 fichiers flv qui peuvent être lus soit avec le FLV player, dédié à ce format, soit avec le VLC Player, petit programme magique multiformat qui lit tout !

Et puis, pour avoir l'air dans la tête, le visiteur pourra écouter ci-dessous la version du grand ténor espagnol Alfredo Kraus que j'aime bien aussi, techniquement impeccable en tout cas.

Les versions :

Alfredo Kraus (2 versions)
Antonio Figueroa
Dimitri Trunov
Guiseppe di Stefano
Hector Sandoval
Javier Camarena
Jussi Björling
Leonid Sobinov
Levent Kaya
Martial Andrieu
Paul Groves
Sergio Blazquez
Stephane Garcia
Tenghiz Zaalishvili
Ugo Farell
Vadim Korshunov

Attention ! Avis aux oreilles sensibles : parmi ces 17 versions, certaines déchirent vraiment, ...mais surtout les tympans. Et pour les curieux polyglottes, une belle version en russe est en prime - par le ténor géorgien Tenghiz Zaalishvili.



samedi 22 août 2009

Chantilly, l'anti-Versailles ou vive Le Nôtre !


A beaucoup d'égards, Chantilly, inconnu jusqu'ici, présente le visage d'un anti-Versailles : évidemment les Condés, Princes propriétaires des lieux, ont-ils donné leur part à la Fronde pour tenter de déposséder le futur Louis XIV de son trône. Malgré toutes les réconciliations, ce dernier n'oubliera jamais la fuite nocturne avec sa mère quand celle-ci, alors qu'il était enfant, l'avait fait échapper au danger mortel.

Chantilly est également géographiquement opposé à Versailles par rapport à Paris : la ligne de 50 km à vol d'oiseau qui sépare les deux châteaux tangente Paris.


Mais Chantilly présente aussi des caractéristiques tout à fait opposées à celles de Versailles. D'abord, l'eau y est très abondante et omniprésente, alors que les fontainiers de Versailles s'arrachaient les cheveux pour trouver assez d'eau et ainsi contenter les promenades du Roi.

On reconnait dans le grand canal de Chantilly - 2,5 km de long, 60 m de large dans ses parties les plus étroites - une trace de fonction défensive, puisqu'il entoure le domaine de toutes parts ; alors que celui de Versailles - 1,7 km dans sa plus grande longueur pour la même largeur - situé au beau milieu du parc dans l'axe du château, a une fonction purement esthétique et ludique.


Mais c'est surtout le traitement des espaces naturels qui environnent les deux châteaux qui est tout à fait différent, et donnent des parcs d'une physionomie tout à fait divergente.

A Versailles, la végétation, arbres y compris, est mise en coupe réglée : la libre forêt a été éloignée des lieux de promenade et de vie, rien ne dépasse des allées et partout des bosquets aménagés d'un grand raffinement permettent de s'abriter pour tel ou tel dessein. La nature est totalement domestiquée, maitrisée, rectifiée.

A Chantilly, il s'agit beaucoup plus d'organiser la cohabitation des hommes et des végétaux. En dehors des parterres à la française assez réduits (et en cours de réfection, donc sans aucun fleurissement pour l'heure) parce qu'envahis par les énormes et nombreux plans d'eau, la végétation se développe magnifiquement : les arbres en prennent à leur aise au milieu de tant d'espace, atteignant des tailles énormes surpassant même le château, ce dont il n'est pas question à Versailles, le château dominant tout et les arbres étant regroupés les uns contre les autres, limitant ainsi leur croissance.

Peut-être un peu à l'image de la populeuse Cour du Roi, dont l'institution à Versailles procédait de la volonté du souverain de regrouper la grande noblesse auprès de lui pour contenir ses ambitions et s'assurer de sa parfaite vassalité. Quand je vous disais dans un message précédent que le site de Versailles était un cours de science politique à ciel ouvert !.

A Chantilly en revanche, les individualités arborées disposent de tout l'espace dont elles ont besoin pour s'épanouir... quitte à faire de l'ombre à la maison du maître.

Et pourtant les deux parcs sont l'œuvre du grand Le Nôtre, dont on peut mesurer au passage la capacité d'adaptation aux désirs de ses illustres commanditaires.

Chantilly est un domaine de chasseur : la statuaire, l'organisation des lieux, la très courte distance entre la forêt et le château, tout l'indique. Le hameau - ce faux village disneylandesque qui servira de modèle à celui de Marie-Antoinette longtemps après sa construction à Chantilly - ressemble à une concession faite au besoin d'amusement des enfants de la famille. Sinon, on n'y trouve aucun autre lieu pour se poser et profiter. Le domaine est à l'évidence fait pour être traversé à cheval, vite, vers les grandes chasses des grandes forêts environnantes - qui existent encore : Ermenonville, Senlis, Compiègne, Villers-Cotterets... L'ancien régime aura au moins permis de préserver ces immenses poumons verts.

Bref, nous sommes à Chantilly dans le sérieux, l'anti-futile, l'utilitaire... L'immensité et la magnificence des écuries du domaine voisines confirment cette vocation équestre et cynégétique de ce domaine exceptionnel maintenant entretenu et rendu accessible à tous par la République.


Restent aussi de cette belle balade 7 bons kms parcourus sans fatigue aucune, compte tenu des perspectives offertes à la vue en permanence par ce beau et grand travail de jardinier XXXL. Vive Le Nôtre !

samedi 15 août 2009

Les femmes qui peignent sont-elle dangereuses ? (2) : Frida Kahlo

Un seul mot s'impose à l'esprit à la vue de la peinture de Frida Kahlo : douleur, douleur et encore douleur. Mais pas une douleur intellectuelle, abstraite, douce, complaisante, s'apitoyant sur elle même : une douleur réelle, incarnée, factuellement figurée, vécue de bout en bout... Pas de tricherie ni de faux semblant et encore moins de fausse élégance, nous sommes dans un ordre esthétique tout à fait spécial et difficile à pénétrer : la beauté du malheur.


La vie de Frida Kahlo a été assez racontée pour qu'on ne s'y appesantisse pas : un vrai roman où l'on croise le Mexique en révolution permanente et "institutionnelle" aussi bien que Léon Trostky en personne juste avant son assassinat, sa majesté André Breton, mais aussi Picasso, Kandinsky, Tanguy, Duchamp... Ce qui s'appelle avoir de l'entregent.

Cependant, ce qu’elle écrit des surréalistes vaut le détour. Sa correspondance a été publiée, et même en livre de poche, mais nous empruntons cette citation littérale sur cet excellent blog littéraire (message du 27 avril 2009) :

...voici ce qu’elle écrit des surréalistes le seize février mil neuf cent trente-neuf à Nickolas Muray, l’un de ses amants (elle est à Paris où André Breton, qui a compris ce que vaut sa peinture, organise sa première exposition européenne) : Quand je suis arrivée, les tableaux étaient encore à la douane, parce que ce f. de p. de Breton n’avait pas pris la peine de les en sortir. Il n’a jamais reçu les photos que tu lui as envoyées il y a des lustres, ou du moins c’est ce qu‘il prétend ; la galerie n’était pas du tout prête pour l’exposition, d’ailleurs ça fait belle lurette que Breton n’a plus de galerie à lui. Bref, j’ai dû attendre pendant des jours et des jours comme une idiote, jusqu’à ce que je fasse connaissance de Marcel Duchamp (un peintre merveilleux), le seul qui ait les pieds sur terre parmi ce tas de fils de pute de surréalistes. Lui, il a tout de suite récupéré mes tableaux et essayé de trouver une galerie. Finalement, une galerie qui s’appelle « Pierre Colle » a accepté cette maudite exposition. Et voilà que maintenant Breton veut exposer à côté de mes tableaux, quatorze portraits du dix-neuvième siècle (mexicains), ainsi que trente-deux photos d’Alvarez Bravo et plein d’objets populaires qu’il a achetés sur les marchés du Mexique, un bric-à-brac de vieilleries, qu’est-ce que tu dis de ça ?

(…)

Bon, il y quelques jours, une fois que tout était plus ou moins réglé, comme je te l’ai expliqué, j’ai appris par Breton que l’associé de Pierre Colle, un vieux bâtard et fils de pute, avait vu mes tableaux et considéré qu’il ne pourrait en exposer que deux, parce que les autres sont trop « choquants » pour le public !! J’aurais voulu tuer ce gars et le bouffer ensuite, mais je suis tellement malade et fatiguée de toute cette affaire que j’ai décidé de tout envoyer au diable et de me tirer de ce foutu Paris avant de perdre la boule. Tu n’as pas idée du genre de salauds que sont ces gens. Ils me donnent envie de vomir. Je ne peux plus supporter ces maudits « intellectuels » de mes deux. C’est vraiment au-dessus de mes forces. Je préfèrerais m’asseoir par terre pour vendre des tortillas au marché de Toluca plutôt que de devoir m’associer à ces putains d’ « artistes » parisiens. Ils passent des heures à réchauffer leurs précieuses fesses aux tables des « cafés », parlent sans discontinuer de la « culture », de « l’art », de la « révolution » et ainsi de suite, en se prenant pour les dieux du monde, en rêvant de choses plus absurdes les unes que les autres et en infectant l’atmosphère avec des théories et encore des théories qui ne deviennent jamais réalité.


Cela ne l'empêchera quand même pas d'être hébergée chez André Breton lors de son voyage à Paris en 1937, et de lui rendre la pareille à Mexico quand celui-ci ira y présenter des conférences un an plus tard.

Il semble qu'aucun tableau de Frida Kahlo ne se trouve en Europe de manière permanente : ceux-ci se distribuent entre le Musée Frida Kahlo, installé dans la Maison bleue de Mexico City où elle vécut et divers musées nord-américains : New-York (MoMA), San Francisco, Washington. On pourra aussi consulter ce beau site créé à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance, en 2007.


vendredi 14 août 2009

21° 16 ' 04'' S - 165° 40' 02'' E

Il s'agit bien d'un lieu, très loin d'ici si l'on en croit sa longitude - 16 494 km et 170 m exactement. Un îlot, plus précisément, où l'on a eu l'immense privilège un jour d'anniversaire, de boire une coupe de Champagne frais comme il faut, puis de ramasser les langoustes porcelaine et collecter quelques coquillages comme on n'en trouve que là bas. Loin de tout.

Sa mémoire est revenue aujourd'hui par hasard, comme c'est le cas, de temps en temps malgré le temps qui passe, car on n'oublie pas ces instants là, jamais même, je crois. Alors quelquefois, quand le temps et le moral sont vraiment trop gris (même si ce n'est pas le cas aujourd'hui, je rassure le visiteur) ce souvenir aide à vivre.


Il n'a pas du beaucoup changer cet ilot : il est toujours sur les cartes et les photos satellites - c'est bien lui, sur la photo plus haut - et bien répertorié dans tous les atlas consultables... Alors, savoir qu'il existe bel et bien, pour de vrai, un lieu comme cela, où l'on s'est déjà trouvé, pour mieux jouer avec l'idée de s'y retirer un jour, assurément, c'est important.