Blog perso pour se faire plaisir et communiquer avec les amis qui sont loin, et tous les autres : visites, impressions, découvertes...
Les humeurs quotidiennes ont été reléguées sur Facebook. J'ai dû désactiver les commentaires à cause des spams, désolé.


vendredi 13 septembre 2013

St Germain, enfin.




Visite royale que celle de St Germain. C'est d'abord le lieu de naissance de Louis XIV, qui aimait y séjourner avec toute sa cour, son château, son parc dessiné par André Le Nôtre.

Et comme  rien n'était trop beau ni trop grand, la grande terrasse surplombant toute l'Ile de France ne fait pas moins de... 2 kilomètres.

St Germain c'est aussi le Musée National d'Archéologie, bel établissement impeccablement didactique rempli des trésors de l'histoire de notre vieux, très vieux pays. 

Une belle visite, inscrite sur l'agenda depuis... des dizaines d'années et enfin réalisée, visite des toits du château inopinée mais saisie au vol, en prime.




dimanche 11 août 2013

Kal Gajoum ou le reflet synthétique







Kal Gajoum est libanais. Il date sa première exposition de 1983, même s'il n'était pas bien vieux à l'époque : 15 ans.

Son parcours international commence une dizaine d'années plus tard, au Canada, à Hawaï, à Malte. Il y a sans doute des raisons ou des rencontres qui expliquent ces lieux. Mais rien en France, jamais, alors qu'il a fait une partie de sa formation à Paris semble-t-il, et qu'il a fait de l'espace parisien un sujet de prédilection. Comprenne qui pourra. 

Il faudra donc surveiller le beau jour où la France saura l'accueillir.

Evidemment, sa peinture n'est pas du gout des galeristes ou de l'Establishement de l'art moderne français, pétri de snobisme, qui doit trouver sa peinture trop "décorative", trop "facile" et pas assez provoquante, un peu à l'image de ce que l'on avait suggéré un jour pour Vettriano.

N'importe, on aime ce travail au couteau dans l'épaisseur, les perspectives habillées de couleurs collées ensemble, les cieux habitées et ces reflets synthétiques improbables qui fondent à eux seuls chacune des toiles. 

Kal Gajoum : à surveiller. Ne pas manquer son site internet très complet.









mercredi 31 juillet 2013

Escale au Pays des Dieux (1) : le bleu, le blanc



Du bleu, du bleu, du bleu et du blanc. Le pays des Dieux est photogénique. Mais il a bien fallu en revenir







lundi 29 juillet 2013

Marle : Musée des Temps barbares





On aime le nom choisi pour ce petit musée précieux, sans doute avec un peu de provocation, car la période qu'il illustre n'a rien de barbare. Il présente à la fois l'ensemble des objets retrouvés non loin dans une nécropole mérovingienne d'importance, et, dans le parc archéologique adjacent, une impeccable reconstitution - avec la caution du Musée National d'Archéologie de St Germain en Laye - d'un village de l'époque mérovingienne.

Ce musée est important, car il est rare de disposer d'autant d'informations et de données sur les premiers temps du moyen age, bien souvent complètement ignorés des programmes scolaires d'histoire et du grand public.

Nous approchons à Marle une population peu connue, mais aux techniques perfectionnées, au gout esthétique très proche du notres et aux connaissances étendues. Mais il reste tant à apprendre sur ces ancêtres celtes dont les envahisseurs successifs n'ont pas réussi à faire disparaître la culture.

Ainsi, on ne sait pas identifier les deux composantes très différentes de cette population, reflétée par la division en deux cimetières : une population, la plus nombreuse, d'individus de plus petite taille, et une population, minoritaire en nombre, d'un statut social plus élevé compte tenu des objets retrouvés dans les sépultures, et de plus grande taille.

Quelles étaient les relations entre ces deux populations qui partageaient la même vie quotidienne ? Quelle était leur origine respective ? Autant de questions restées posées.

Outre l'intérêt muséographique et archéologique du lieu, il reste une belle promenade, dans un bel endroit...d'il y a quinze ou seize siècles... Quand même.




dimanche 28 juillet 2013

Remonter la Marne : bien vu, Monsieur Kauffmann.


Mais quelle mouche a piqué Jean-Paul Kauffmann - le même qui fut otage au Liban avec Jean-Louis Normandin ? Remonter la Marne à pied, de Charenton au plateau de Langres, au gré des villes et villages de ce proche orient français, de ses habitants, de ses paysages. Y auriez vous pensé ? 

Il s'en explique longuement dans le livre, alors que la Marne n'est même pas un fleuve, et que l'intéressé n'est pas du tout Champenois d'origine, ni Francilien, à la rigueur, 

Alors pour une fois qu'il est question de ces régions si floues pour la mémoire collective nationale, mais qui sont les nôtres, on se régale.

Et surtout, on s'y retrouve : dans la description des lieux et des gens, cachés dans l'épaisseur des marges de ce "Désert entre la Lorraine et la Région parisienne", comme un jour un géographe a qualifié la Champagne-Ardenne.

Bien vu, tout cela, Monsieur Kauffmann. 

Jusque dans la manière dont il qualifie nombre de personnages rencontrées, les "Conjurateurs". Des Conjurateurs, j'en connais mille ici. 

Insensibles aux modes, vivant de peu, ils tournent le dos à la société telle qu'elle nous est présentée par les grands médias, telle qu'elle est fantasmée par les marchés. Planqués dans l'angle mort du modernisme et de la société de consommation à outrance, totalement ignorés des décideurs et gens d'influence, ils vivent pourtant ici, au bord de la Marne comme partout ailleurs, et ont surtout la sagesse de vivre selon leurs prescriptions, d'ignorer la pression de conformité de la machine consumériste et politico-médiatique. 

Les Conjurateurs témoignent de réalités sociales et politiques très profondes qu'il faudra un jour penser : la déconnexion totale des élites, le rejet d'un modèle de société technocratisant et déshumanisant, la conjuration de toutes les modes, le rejet de toute pensée unique.

Vivent les conjurateurs.

jeudi 30 mai 2013

Premières images 2013




Plutôt froides, austères et très patrimoniales, ces premières images 2013, voire un peu glaciales. Mais on assumera, car elles sont le reflet de l'époque.

Heureusement, les couleurs de Séraphine de Senlis, l'éclat des reflets du port de Honfleur et quelques miraculeux rayons de soleil sur la Cathédrale des Cathédrales éclairent un peu l'ensemble. En attendant, bientôt, la suite.