Blog perso pour se faire plaisir et communiquer avec les amis qui sont loin, et tous les autres : visites, impressions, découvertes...
Les humeurs quotidiennes ont été reléguées sur Facebook. J'ai dû désactiver les commentaires à cause des spams, désolé.


dimanche 27 septembre 2020

Les séries de septembre : No Man's Land, Our Boys, Unorthodox, Intimidation

Les séries de septembre continuent de nous transporter au cœur du chaudron Moyen-Orient. Il y a matière, et pour longtemps.

L'expérience qu'a représenté l'Etat islamique nourrit et nourrira la fiction longtemps, tant il a présenté de réalités terrifiantes et inédites : ainsi, après The State, mini-série britannique et Kalifat, série suédoise, la production française, via Arte, propose No Man's LandMême s'il faut avoir à l'esprit Le Bureau des Légendes, série à laquelle on ne peut pas ne pas penser compte tenu des thèmes concernés.

Les huit épisodes sont palpitants, soutenus par un scénario bien charpenté, par des moyens évidemment importants et par des acteurs à la hauteur.

Pertinent et principal élément de la série : endosser le point de vue kurde, et notamment celui des unités féminines (Unités de protection de la femme  - YPJ) fortement engagées - et au premier rang - contre l'Etat islamique sur le territoire syrien. 

Il faut regarder No Man's Land en n'oubliant jamais que les Etats européens ont laissé tomber assez lâchement les Kurdes en les laissant en tête en tête avec le gouvernement turc. Mais on savait depuis longtemps que les Etats sont les plus froids des monstres froids, reprenant, encore une fois, de la fameuse citation de Nietzsche de Ainsi parlait Zarathoustra.

Le récit est épais et fascinant : projeter des européens douillets dans une situation apocalyptique mais réelle et regarder leur transformation, de chaque côté de la ligne de front.


Avec Our Boys, américo-israélienne, nous replongeons directement cette fois sur les relations israélo-palestiniennes telles qu'on les avaient envisagées avec la série Fauda, mais avec une couche réaliste supplémentaire. La série reprend des événements vécus en 2014 en Israël : enlèvement et assassinat de trois jeunes Israéliens par le Hamas, suivi en représailles enlèvement et assassinat d'un jeune Palestinien, mais cette fois par des fondamentalistes juifs.

La reprise régulière des images d'actualité de l'époque apporte une crédibilité énorme au récit. Et on y retrouve cette proximité armée, toujours prête à exploser sous le détonateur des rancœurs séculaires. 

On ajoutera deux mini-séries qui valent le coup d'œil : Unorthodox et Intimidation.

Unorthodox est le récit d'une jeune femme s'émancipant de la communauté juive ultra-orthodoxe new-yorkaise. L'exposé est formidablement construit, autour des transformations physiques de la principale actrice, Shira Haas : aucune scène, aucune évocation, aucun dialogue, aucun détail, aucun décor ne parait gratuit au regard du propos suivi, ce qui est exceptionnel dans les séries, souvent trop bavardes. C'est du grand travail.

Intimidation, dont le titre anglais mieux évocateur est The Stranger, est l'adaptation d'un roman récent d'Harlan Cohen (2015) et les amateurs s'y retrouveront. Le ressort du récit est astucieux et original, alors les scénaristes de série policière semblent se fatiguer un peu en ce moment.

Attention, les acteurs sont britanniques et (donc ?) redoutables de talent.

dimanche 20 septembre 2020

Gard-Var 2020



C'est la deuxième tournée sudiste de l'année, notamment pour revoir de beaux endroits mais enrichis d'autres, et d'abord Nîmes et les Cévennes puis Collobrières et le massif des Maures, qui formaient les principaux objectifs de cette visite encore estivale.

Beaucoup d'endroits encore inconnus sont présentés : Marvejols - qui est en Lozère et non dans le Gard - mais il faut bien titrer le séjour ; le Musée du Désert, au cœur des Cévennes ; la Maison rouge - friche industrielle magnifiquement réhabilitée et dédiée aux vallées cévenoles ; le Musée des Beaux Arts de Nîmes, qui abritait une belle exposition du peintre Seyssaud - un des provençaux qui ont su capter et mettre en images l'esprit de la Provence, et, nec plus ultra, le nouveau Musée de la Romanité à Nîmes, qui était un Must du voyage. 

Pour finir, et parfaitement imprévues, les grandes fresques murales du secteur Gambetta à Nîmes ont alimenté considérablement l'appareil photo. Et cela valait la peine, surtout après toutes ces visites d'institutions culturelles, patrimoniales et très légitimes, un vent d'art underground était bienvenu, autour du Spot, tiers-lieu hybride et dynamique, comme il s'appelle lui-même.

Côté Var, Collobrières, au cœur du Massif des Maures était le pied-à-terre choisi tant cet endroit est attachant, et à ce titre déjà connu.  De là, Hyères et la villa Noailles, et Toulon et son Musée national de la Marine étaient faciles à rejoindre.

Vers les images



lundi 31 août 2020

C'est nouveau, c'est formidable, c'est La Baroque

Pour tous les amateurs de baroque et tous les autres, voici la dernière née de France Musique, La Baroque, dont le lancement remonte à début juillet.

La programmation est évidemment baroque, mais curieusement, elle comporte aussi pas mal de musique ancienne (d'avant 1600). Bizarrement, le texte initial de présentation de la chaîne ne l'annonce pas, alors que sa description sur le site de France Musique précise : 

Le baroque faisant partie des musiques anciennes, la radio thématique La Baroque vous propose également une sélection d’œuvres allant de la musique médiévale avec Hildegard von Bingen ou Guillaume de Machaut à la musique de la Renaissance avec Clément Janequin ou William Byrd.

L’ensemble des musiques anciennes (musique médiévale, musique de la Renaissance, musique baroque) n'a jamais été aussi actuel. La radio thématique La Baroque, un voyage musical en streaming, sans publicité et gratuit à déguster à toute heure du jour et de la nuit.

Explication un peu tirée sur les cheveux... On sent un programmateur frustré de n'avoir pas pu imposer une autre chaîne dédiée spécifique à la musique ancienne, ou une bataille de chapelle dont le monde de la culture fourmille.

En attendant, on peut apprécier les larges extraits des oeuvres, voire même des oeuvres longues ou intégrales, comme on aime (quand on aime, on ne compte pas !). Les interprétations proposées sont souvent peu connues ou recherchées : un vrai travail de programmation.

A la différence de Radio Swiss Classic - l'ancêtre des radios classiques de service public, le fil d'écoute n'est jamais interrompu : pas d'annonces, pas d'information et c'est tant mieux. On peut évidemment avoir toutes les références des oeuvres écoutées en regarder le site dédié à la chaîne.

Merci au service public : une raison supplémentaire d'acquitter de bon cœur sa redevance audio-visuelle.

dimanche 30 août 2020

La série d'août : Suits

Il fallait au moins neuf saisons et une canicule pour y venir au bout. Nous sommes à New York et dans le monde des avocats et cabinets d'affaires. 

On n'y comprend pas tout mais on sent assez vite que nous sommes dans l'univers impitoyable de l'argent - bien ou mal acquis, où toutes les amitiés, les relations professionnelles ou personnelles se monnayent comme une deuxième nature.

Mais de fait, les affaires évoquées ne sont que le support - voire même l'alibi - pour que les personnages agissent et interagissent.

L'arrivée de l'imposteur, faux avocat, faux étudiant d'Harvard - mais vrai surdoué - est le point de déséquilibre de la mécanique compliquée des affaires, car malgré tout, celles-ci ont toujours besoin de confiance pour se conclure.

Les neuf saisons permettent de fouiller à l'envi les vies et les caractéristiques de chaque personnage principal et de laisser apparaître les personnages secondaires. Les qualités des acteurs permettent ensuite d'ajouter cette dimension indispensable qui créé une série de qualité et captivante.

On ne peut pas ne pas penser à l'autre série judiciaire américaine The Good Wife et à sa dérivée The Good Right, où l'on retrouve les mêmes caractéristiques surprenantes de la justice américaine, nourrie de transactions souvent bancales, arrachées à coup de millions de dollars et souvent éloignées de la réalité des faits, pourvu que l'on trouve un coupable quelque part et surtout assez d'argent.

Mais dans Suits la dimension politique, sociale et culturelle des procès est volontiers reléguée au second ou au troisième plan pour toujours laisser cours au jeu des personnages.

Il reste au final pas mal de plaisir, notamment pour compter les innombrables conséquences - souvent graves - de la trahison originelle, dans un milieu où les diplômes des grandes universités sont le levier essentiel pour l'élite US de se reproduire elle-même.

Les titres en français sont Suits : Avocats sur mesure en France et Suits: Les deux font la paire au Québec, mais ils n'apportent pas grand chose et sont un peu mièvres compte tenu du contenu de la série.

On en restera donc au jeu de mot en anglais Suits, qui désigne le costume des hommes d'affaires, mais aussi les poursuites judiciaires... Et il est vrai que la série nous permet de croiser une quantité incroyable de délinquants, mais en col blanc 😕


dimanche 16 août 2020

Sur la Playlist du week-end... et de beaucoup d'autres jours : Christina Pluhar

Christina Pluhar est une déesse de la musique, et notamment de la musique baroque. Ses instruments (harpe baroque, théorbe, luth) la prédestinaient sans aucun doute à reconstituer les sons de l'époque. On jubile quand on trouve ces sonorités brutes, rocailleuses, et un peu étranges, l'oreille moderne étant habituée aux timbres produits par les orchestres symphoniques hérités du XIX° siècle, codifiés comme une grammaire française.

L'oreille a de quoi de repaître longtemps dans son immense production avec l'Arpegiatta, l'ensemble qu'elle a créé en 2000.

Ces jours-ci on écoutera la musique baroque italienne de la période précoce, juste au tournant du XVII° siècle, 

On trouve beaucoup de choses sur YouTube : cette très longue vidéo (1 h 30) reprenant un concert de 2016 dans le cadre du festival de musique ancienne d'Utrecht (Pays-Bas) est proposée ci-dessous.

Juste en dessous, un extrait du même concert, qui est surtout une facétie des chanteurs et musiciens, parfaitement dans l'esprit du baroque, qui souvent prête à sourire, voire à rire. Et juste après, la même facétie mais enregistrée à Paris, salle Gaveau, le 31 janvier 2012.

Dans la suite, on consacrera une autre publication aux interprétations de Christina Pluhar qu'elle a données des musiques baroques du nouveau monde, dont les sonorités, encore une fois, arrêtent longuement l'oreille, évidemment contaminées par les rythmes et timbres amérindiens.

On y avait déjà consacré il y a longtemps déjà une publication sur le blog sur les musiques baroques d'Amérique du Sud.



jeudi 23 juillet 2020

Les séries du moment : Fauda et Criminal France, Allemagne, UK, Espagne


Fauda frappe fort. D'abord le spectateur, qui se trouve plongé immédiatement dans l'explosif chaudron des territoires administrés par l'autorité palestinienne : Cisjordanie et Gaza. 

La série, qui compte 3 saisons, est israélienne. Pas très étonnant qu'elle prenne le point de vue d'Israël et de sa sécurité, comme certaines critiques le soulignent. Mais elle n'est pas tendre malgré tout pour les protagonistes principaux, citoyens d'Israël chargés d'infiltrer la société des territoires occupés, ou, si on préfère les territoires de la rive droite du Jourdain. 

Dans les vrais médias israéliens, on parle de la Judée et de la Samarie... On se croit dans l’Évangile. Bref, on désigne là les territoires sous administration palestinienne mais sous contrôle israélien.

Dès la première saison, les trois opérations de maintien de l'ordre - si on ose dire - se terminent en sanglants fiascos. 

La haine au quotidien est frappante, ne laissant pas de place aux bons sentiments : les affinités interpersonnelles - au delà des origines - sont vite balayées par la guerre millénaire, les iniquités, la violence, le fanatisme et le meurtre.

Bref, Fauda n'est pas une promenade de santé, mais elle est utile : ne pas oublier, si proches de l'Europe géographiquement et culturellement, des populations continuent de s’entre-déchirent sans que l'on en voie l'issue. 

Cela pourrait être la limite de la série, le simple constat étant tellement frustrant pour un Européen qui a grandi en même temps que l'Europe, et qui a quand même connu les avancées positives du dialogue israélien-palestinien pendant un temps. 

Les acteurs sont israéliens et palestiniens, tous excellents.




Les douze épisodes de Criminal France, Allemagne, UK et Espagne (3 épisodes par pays) représentent un exercice de style formidablement intéressant, visionnés d'un seul coup et avec passion.

Dans tous les cas, nous sommes en huis-clos, dans la même unité de temps et d'espace et dans le même dispositif : l'interrogatoire d'un suspect par un ou deux policiers en face à face, interrogatoire suivi aussi par d'autres policiers derrière une vitre sans tain, prêts à vérifier les informations et suggérer des questions ou des réactions à leurs collègues.

L'ensemble des contraintes en place obligent à se concentrer sur les contenus des échanges verbaux jusque dans leurs infimes détails, essentiels pour approcher la vérité des faits. Elles mettent en lumière aussi le jeu d'acteurs entre les policiers : relations hiérarchiques, respect des rôles et fonctions, attitude vis à vis de leur métier, attitude vis à vis des suspects...

Pour le reste, il faut aimer les thrillers. Les cas disséqués sont au cœur de l'actualité de leur société : les réfugiés, les attentats, l'homophobie, la pédophilie, les conséquences de la chute du mur de Berlin...



samedi 11 juillet 2020

Sur la Playlist du week-end : Joseph Bologne de Saint-George



Si l'existence du Chevalier de Saint Georges est indéniable - c'est un des personnages les plus fascinants du XVIII° siècle européen - tant d'interrogations se posent sur son origine, sa filiation, ses premières années et même sur son nom.

C'est très probablement en arrivant dans le Royaume qu'il est devenu homme libre - il avait moins de 10 ans - car Joseph était esclave, né en Guadeloupe, sa mère étant esclave de Guadeloupe. 

Tout esclave arrivant en France devenait de fait homme libre depuis 1315. Il n'était pas possible d'accepter des esclaves sur le sol du Royaume. Ce qui évidemment ne valait pas pour les colonies.

Nous avons cependant quelques certitudes à son propos :  sa peau était noire et ses talents étaient éclatants tant comme violoniste, chef d'orchestre et compositeur que comme sportif, épéiste et militaire.

Le Chevalier fait partie de ces personnes qui ont traversé la Révolution : son côté était celui de la République, même s'il avait ses grandes entrées à Versailles avant le grand chamboulement de 1789, la musique l'ayant rapproché de Marie-Antoinette.

Sa musique instrumentale, régulièrement écoutée, est enjouée, bien composée et solidement construite. Sa musique lyrique est pour l'heure peu connue.

Pour le reste, sa personnalité reste le support d'innombrables supputations retrospectives sur son parcours extraordinaire. Il reste donc sans doute beaucoup de travail pour les historiens à son propos.

Hélas, le Chevalier de Saint Georges est affublé un peu partout du sobriquet de Mozart noir. Quelle idiotie, qui témoigne de tant de préjugés ravageurs sur la couleur de peau des êtres humains ! 




jeudi 2 juillet 2020

Vers le Sud-ouest





Après le grand confinement du printemps de 2020, il fallait prendre l'air.  La tangente vers le Sud-ouest s'imposait, et les images se suivent par ordre chronologique.

Venant du Nord-est, Orléans est souvent la première étape. Puis les villes du sud-ouest après quelques heures d'autoroute : Périgueux, Marmande, Villeneuve sur Lot, Agen et les banlieues somptueuses du Lot et Garonne : Penne d'Agenais, Pujols, le domaine Latour-Marliac au Temple sur Lot.

Deux concessions à la foule relative : Bordeaux et sa magnifique mise en image de l'oeuvre de Klimt et de Klee dans l'ancienne base des sous-marins (allemands) renommée à l'occasion Bassins de lumière et Biscarosse, dont les aménagements très naturels, efficaces et esthétiques de la digue de sable parallèle à la plage doivent être remarqués. Il aurait été plus simple de tout bétonner, non ? En tout cas, une réussite en matière d'aménagement urbain et balnéaire.

Enfin, inscrite depuis si longtemps sur la liste des visites, la Maison de George Sand fut l'étape de retour : cela valait l'arrêt, mieux que de s'affaler dans une chambre de motel.







mardi 16 juin 2020

La meilleure série de science-fiction de la galaxie : Battlestar Galactica


On avait complètement loupé Battlestar Galactica lors de sa diffusion, au milieu des années 2000. Nous sommes peu après le choc du 11 septembre. Cela a son importance, car cette ombre plane en permanence sur l'ensemble des quatre saisons.

Mais France Culture lui ayant décerné le titre de meilleure série de science-fiction de la galaxie, il était indispensable de rattraper le temps. Ce qui est fait, et c'était utile et intéressant.

Il s'agit d'une série-univers, comme on peut parler de livre-univers ou de film-univers. On peut désigner ainsi les oeuvres qui traitent d'une grande diversité de sujets et d'une multiplicité de points de vue, finissant ainsi par secréter leur propre univers.

Ainsi de Battlestar Galactica : on ne va pas paraphraser l'argument de la série - l'internet pourra facilement informer - mais on préférera insister sur la qualité et la complexité des personnages, où se superpose en permanence la question primordiale et passionnante : qu'est-ce qu'un être humain ?

Même s'il s'agit de science-fiction, cette question n'est jamais éclipsée par la super-technique du futur lointain. Au contraire, elle est truffée de bugs et d'archaïsmes surprenants : ordinateur de bord non relié à un réseau, téléphone filaire, utilisation fréquente du support papier, écrans rudimentaires etc. Cet aspect rend particulièrement attachant ce vieux vaisseau de l'espace, mais qui se propulse quand même à la vitesse de la lumière quand il y arrive.

Plus loin : quid du progrès moral des êtres humains, quand on les met ensemble ? Abstraction faite de l'environnement technique et économique, au final, peu de choses différencient moralement un Grec du V° siècle d'avant J.C., un Romain du I° siècle d'un Européen du XXI° siècle. Et, par suite, d'un être humain projeté dans l'espace plusieurs milliers d'années plus tard. Echo corollaire, lié à la période de crise qui vient d'être traversé : quelle démocratie quand la sécurité de tous est menacée ? Les palabres des représentants émanant des populations sont pitoyables dans la série. Et pourtant, ils sont une exigence, car la série montre que l'attentat à la démocratie est la suprême insécurité.

Battlestar Galactica est bien un univers à lui-seul, d'autant que les acteurs ont peu été vus ailleurs, renforçant sa crédibilité. Quel acteur (ou actrice) peut-il sortir indemne de cette série pour enchaîner sur une autre ?

Le voyage fut passionnant, au moins jusqu'au premiers épisodes de la quatrième saison. 


mercredi 3 juin 2020

Un tour au Musée : cela faisait longtemps




Premier musée visité auprès le grand confinement : quel plaisir !  Musée savouré tout seul, avec toute possibilité d'échanger avec les agents présents, contents de retrouver une visite, et avec toute facilité d'accessibilité offerte par la petite ville, La Fère.

Le Musée Jeanne d'Aboville abrite des trésors inattendus, propriété d'une commune de moins de 3 000 habitants.  On tremble pour garantir la sécurité et assurer autant de pièces remarquables, d'autant que les moyens font évidemment défaut pour les mettre en valeur comme elles le méritent.

Il est étonnant que ce petit musée ne soit pas adossé à une intercommunalité qui lui permettrait plus de mieux rayonner.

Au fil de la visite, on s'arrête sur les noms : Emmanuel de Witte, Salomon Rhuysdael,  De Heem,  Abraham Willemsens,  Bon Boullogne,  Elisabeth Vigée-Lebrun. Mais les noms inconnus méritent aussi de s'arrêter : il n'y a rien à jeter dans cette collection.